DOMINIC77

Un peu de tout

Month: juillet 2015

L’horreur et une merveille

L’horreur : le futur que veut imposer à la population grecque le déni de réalité des brutes de l’orthodoxie économique et politique.

La merveille avant de revenir à l’actualité dans un prochain billet. J’ai grandi tout près d’un ruisseau nommé Vannetin. Chaque Jeudi la joyeuse troupe des enfants de Leudon en Brie partait rejoindre l’église de Chartronges pour le catéchisme. Une centaine de mètre avant l’arrivée nous traversions cet affluent du Grand Morin, malheureux ruisseau presque négligeable que je ne me souviens pas avoir jamais vu sec. Naturellement les garçons faisaient les malins et sautaient le filet d’eau plutôt que de passer le petit pont. Pendant presque soixante années je n’ai pas remis les pieds dans ces vallées. Depuis quelques mois j’arpente avec bonheur la vallée du Grand Morin entre Chailly en Brie et Mortcerf. J’ai poussé ce dimanche vers l’autre affluent de ce Morin, plus cossu et plus fourni que le Vannetin de mon enfance, l’Aubetin. Bien m’en a pris. La vallée est une merveille. La modestie du cours d’eau permet aux paysages une parfaite intimité.  Le cours sinueux dévoile soudain un moulin, une chapelle, un lavoir, la vue sur le coteau d’en face. La discrète douceur douceur de la vallée a attiré bien des gens. Les lettrés vous parleront de Théophile Gautier. J’aime me souvenir que le discret Vercors y vécut quarante ans au bord de l’eau.

Avant de quitter le train je lisais cette ligne de Pierre Magnan (L’arbre) : « En même temps s’accusaient parallèles, de gros bourrelets cylindriques qui formaient comme des colonnes pour soutenir le tronc dans sa lutte. »

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Un chêne.

Les charges ne justifient pas les trois arches du pont. Le caprice de l’architecte, la beauté du résultat ?

Le  pont de Lavanderie

Le pont de Lavanderie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chapelle de Sainte Aubierge n’est pas seule, en contrebas la fontaine et le lavoir.

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Sainte Aubierge

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Sainte Aubierge, la chapelle

 

 

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Sainte Aubierge, l’intérieur du lavoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vallée ne vit que par l’eau, abreuvoirs, puits, lavoirs.

 

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Abreuvons-nous.

 

 

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Puit de pierre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un lavoir

 

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Un autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le moulin de Mistou qui se montre

 

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Le moulin qui se cache derrière les arbres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La lumière au bout du chemin

Tsipras traître ?

Quel que soit le résultat final des discussions le débat va continuer à faire rage  sur la trahison de Tsipras. Les médias ne se privent pas de souligner l’absence de Yanis Varoufakis au parlement lors du débat sur le plan et de laisser entendre par là  une désaprobation. Laissons les à leurs états d’âme.

Je me refuse à entrer dans le débat des purs -dogmatiques ?- contre les réalistes -vendus ?-. Alexis Tsipras et le gouvernement grec ont fait un choix guidé par l’objectif de remettre le pays sur une trajectoire économique viable. La suite de l’histoire sera juge.

Un élément, au départ anecdotique, m’a fait beaucoup réfléchir ce samedi matin. Une des chaines d’information, je ne sais plus laquelle, a publié un sondage selon lequel : « 59% des français pensent que Tsipras va  gagner son bras de fer avec l’UE ». Peu importe les 59% et même l’issue ultime. La formulation montre, peut-être même à l’insu du sondeur, la vérité politique du moment. Il s’agit bien d’un bras de fer, d’un affrontement politique avec l’Union. Un affrontement que le petit pourrait gagner même en reniant ses positions initiales car il a mené les débats et évité le Grexit voulu par les autres. Évidemment le syndrome de David contre Goliath joue à plein. Cet état de l’opinion dépasse sans doute la France et ne laisse que peu d’options aux dirigeants de la Troïka. Le refus des propositions grecques, même déguisé en arguties techniques sur les mesures proposées apparaîtra clairement comme une volonté politique de virer la Grèce et d’imposer son modèle. Le seul « homme politique » de stature européenne, Merkel, pourrait-elle assumer cette dégradation définitive  de son image ?

Et maintenant que faire ? Pouvons-nous dans la période qui s’ouvre apporter aux grecs le soutien que nous avons été incapable de leur assurer dans la première partie de l’année 2015 ?

La reconstruction, construction, de l’économie grecque aura besoin de toutes les aides possibles. Dans  un pays occupé pour des années voire des décennies par les proconsuls troïkesques quelles contributions pouvons-nous apporter ?

 

Le pire n’est pas toujours certain

J’ai rarement été aussi content d’avoir eu tort.

Merci aux grecs d’avoir remis un peu d’espoir et de politique dans notre triste Europe.

Avant les résultats

Un mot juste avant que soient connus les résultats du référendum grec.

J’ai déjà écris que je pense que la peur, le « oui », l’emportera vu le déluge déversé par tous les bien-pensants et les craintifs qui imaginent qu’ils ont quelque chose à perdre dans la solidarité.

Le plus drôle sans doute réside dans l’argument du refus du « Grexit » pour justifier le « oui ». Il signifiera un affaiblissement des positions politiques du pouvoir grec, quel qu’il soit demain, et donc une acceptation de l’austérité et des conditions toujours plus exorbitantes de la Troïka sous prétexte de conserver la Grèce dans la zone euro. Chacun comprend que ce maintien dans l’euro est un travestissement, que la Grèce maintenue en asservissement sera incapable de reprendre une marche vars la prospérité et que dans quelques années, après une période de quarantaine de fait pendant laquelle elle ne sera qu’un pays de second rang dans la zone la question de son éviction en bonne et due forme reviendra.

La victoire du « non » ne garantit pas les bonnes conditions du maintien de la Grèce dans l’euro mais permettrait de poser ouvertement la bonne question, celle des conditions de la viabilité de cet ensemble économique.

Nous n’avons pas fini d’en parler.

A tout à l’heure.

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