DOMINIC77

Un peu de tout

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La musique, les chansons que j’écoute.

Stand by me

Ben E. King, auteur et interprète d’une seule chanson, enfin une seul dont la foule se souvienne : « Stand by me » est parti. Étant donné que le meilleur film de Rob Reiner porte le même titre on pourrait penser qu’il joue le porte-bonheur.
https://www.youtube.com/watch?v=dTd2ylacYNU

John Lennon a placé de titre en seconde position de son album « Rock’n’Roll ». Sans doute pas le plus impressionnant mais un des plus attachant de toute sa production.

Bonne écoute.

Une rare expérience

Imaginez-vous un groupe de rock, du vrai, du solide, guitare, basse, batterie, chant, entièrement féminin, chantant à Ramallah devant un public de femmes voilées ?
Je vous laisse constater le résultat :
https://www.youtube.com/watch?v=4lmLTNXYQ44&index=4&list=PL7386D14E674B7A03

Celles qui ont réalisé cet exploit sont appelées Antigone Rising. Quel nom pour un groupe de rock qui a tourné avec Aerosmith, Allman Bros ou les Stones. Si on ajoute que l’une d’elles est une homosexuelle revendiquée la performance palestinienne prend toute sa valeur.
Pour faire bonne mesure ajoutons la chanson Santa, « You Owe Me! » où elles engueulent le Père Noël qui ne fait que signer les paquets alors qu’elles font tout le boulot à la maison.
Elles ne répugnent pas à partager les chansons écrites par d’autres. S’agissant de Lori McKenna ou de Garrison Starr, pas d’hésitation, que du bon.

Antigone Rising :
http://www.antigonerising.com/home

Garrison Starr :
http://garrisonstarr.com/

Lori McKenna :
http://www.lorimckenna.com/

Un impôt contre la malbouffe

Et oui.

Et où ?

Aux États-Unis d’Amérique. Dans une conjoncture un peu particulière il est vrai. La nation Navajo a voté et fait accepter avec difficultés une taxe de 2 % sur les aliments listés comme tels sans les magasins du territoire qu’elle contrôle. Cette taxe devrait être la première à entrer en vigueur dans le pays mais d’autres sont en préparation. Dont une  Berkeley, Californie. Cela ne devrait pas étonner. Pete Seeger a déjà chanté le civisme écologique de la vile.

Sur la taxe de la nation Navajo :
http://www.motherjones.com/environment/2015/03/navajo-nation-junk-food-tax 

Une chanson écolo de Pete Seeger :
https://www.youtube.com/watch?v=GMVmgK5CE24

Et aussi :
https://www.youtube.com/watch?v=Zw6miHwSCXo

Pete évoque, entre autres, la cuisine comme vecteur de communication. Le concours de cuisine comme moyen pour partager des idées…J’aime.

La nécrologie n’est pas prête de s’arrêter

Les vieux musiciens tombent comme des mouches. Aie ! Mike Porcaro et Bruce Crump étaient plus jeunes que moi.

Mike Porcaro c’est Toto.  http://en.wikipedia.org/wiki/Toto_%28band%29.

Bruce Crump c’est entre autres Molly Hatchett, pas ma tasse de thé mais ça marche toujours.  Molly Hathett est en général référencé comme groupe de rock sudiste (au sens géographique te culturel, pas politique) et non comme groupe de Hard-rock. http://www.mollyhatchet.com/

 

Lew Soloff

Les très  jeunes, moins de cinquante ans, ne peuvent pas savoir qui était Lew Soloff qui vient de partir. Le groupe Blood, Sweat and Tears, atypique dans le monde du rock de la fin des années soixante signe pour moi ces années-là. Évidemment pas autant que les Beatles un peu plus tôt ou aussi durablement que John Mayall  ou les Animals le feront du côté blues.

Ceux qui ne connaitraient pas l’anecdote dont le groupe tire son nom peuvent chercher Winston Churchill sur Wikipedia.

Blood,_Sweat_&_Tears

Blood, Sweat and Tears – Première époque. Photo domaine public

Ce groupe a vu passer beaucoup de gens et a servi d’incubateur  ou de couveuse à quelques noms devenus célèbres : Randy Brecker, Jaco Pastorius, Chaka Kahn.

La première période m’a fait vibrer. Le groupe a été créé en 1968. La formule étrange à première vue d’un style mixte entre pop, rock, jazz et blues marquée par la présence des cuivres et par la voix du chanteur David Clayton Thomas venu du classique aurait pu être appelée jazz-rock ou fusion mais ce n’était sans doute pas encore l’heure. Par contre la magie qui a fait prospérer l’aventure ne peux tenir qu’aux personnalités qui l’ont lancée  (et à l’ambiance d’une époque créative). Pas très étonnant quand on trouve à l’origine Al Kooper, l’homme qui a consacré sa carrière à inventer des aventures musicales. On le trouve aussi à la création de Lynyrd-Skynyrd , groupe de gros rock du Sud mais non sudiste au sens politique raciste aux antipodes musicaux de Blood,Sweat and Tears.

Lew Soloff faisait partie des créateurs du groupe. Il jouait principalement de la trompette et représentait le versant jazz du groupe.

Le disque éponyme, qui n’est pas le premier et a été enregistré après le départ d’Al Kooper, décidément spécialiste de l’abandon des bons plans qui marchent, commence et se termine par des morceaux étonnants « Variations on a Theme By Erik Satie » (Trois gymnopédies).  Le premier album comprend une version subtile du « Morning Glory » de Tim Buckley, chanson magnifique mais pas facile car marquée par toute l’arrogance intellectuello-poétique de l’auteur. 

Je dois vraiment me faire à l’idée que ma jeunesse fout le camp.

http://www.lewsoloff.com/

http://www.bloodsweatandtears.com/

http://en.wikipedia.org/wiki/Al_Kooper

 

Ma plus belle découverte depuis …

Je ne sais plus par quelle suite de liens j’ai découvert l’homme dont je vais vous parler même si cela semble assez stupide.

L’objet que j’ai reçu présente les dimensions habituelles d’un CD. Cela permet de le ranger avec les autres. La largeur est plutôt celle d’un livre de plus de cent pages. Beaucoup plus de lecture que vous n’en trouverez dans aucun boitier de disque.

Que vous commenciez par l’écoute ou par la lecture vous irez de découverte en émerveillement.

La première chanson, « One Great Mornin’ (The South’s Gonna Rise Again)« , nous fait voir le Sud des États-Unis comme nous ne l’avons jamais imaginé. Old Dixie devient la terre de tous les possibles. Je me souviens du professeur qui m’enseigna au lycée le trépied des trois traditions fondatrices : le puritanisme de la Nouvelle-Angleterre, la violence aventureuse et débridée de la Frontière du le Far-West et enfin le romanesque sudiste d’  « Autant en emporte le vent », la douceur de vivre, les cajuns ou l’esclavage. De la troisième nous n’avons retenu que ce dernier trait malgré la fraternité chantée par le blues, les Freedom schools  ou l’humanité de la musique country. Notre chanteur n’a rien oublié de la jeunesse partagée dans son coin de Floride, et surtout pas l’espoir.

Ensuite il ose tout. De la facilité faussement macho de « A filled-out shirt » (je vous laisse traduire) au romantisme absolu de « Nineteen years old » en passant par le manifeste politique de « Behind every great fortune ». Il n’hésite même pas à citer Balzac, inattendu sous la plume auteur de chansons populaires américaines. N’oubliez « We shall overcome« , chanson emblématique à laquelle il donne toute sa puissance, instrumentale jusqu’à chanter une seule fois la fameuse proclamation « We shall overcome, some day … ». Oui nous gagnerons un jour.

Le morceau de bravoure achève de nous mettre sur le cul. Une chanson de 27 minutes, « All in the Timing« , déborde de références et d’allusions qui justifient la rédaction des cent-quatre-vingt-quinze notes  sans nous ennuyer une seule seconde.

Aucun album ne m’a fait une telle impression d’originalité depuis « Goodbye and hello » de Tim Buckley. Un curieux hasard (quel hasard?) fait que la structure des deux albums culmine avec une chanson de longueur inusitée juste avant la fin même si Tim se contente de huit minutes et demi.  Par ailleurs les deux albums ont peu en commun. Tim Buckley se concentre plus sur la forme musicale.

Permettez-moi de vous présenter Monsieur Michael Koppy.

MK 4

Michael Koppy et ses choristes favoris. Photo de Noriko Wada.

Ceci dit Michael Koppy est assez grand pour se présenter lui-même :

http://www.michaelkoppy.com
http://www.cdbaby.com/Artist/MichaelKoppy

Vous pourrez lire qu’il est fier d’appartenir entre autres à l’I.W.W.

J’ai fâcheusement tendance à interpréter le I de « Industrial Workers of the World » comme « International » et non « Industrial ». Michael Koppy nous rappelle que nous avons tendance à ignorer que l’histoire sociale nord-américaine n’est pas aussi vide que la situation actuelle nous laisse imaginer. Avant la première guerre mondiale le mouvement ouvrier et syndical aux États-Unis d’Amérique a même été au moins aussi  riche et divers qu’en Europe. Le courant anarchiste n’avait pas été marginalisé de la même manière. L’I.W.W. a connu ses grandes heures dans la première partie du vingtième siècle organisant les luttes autour du slogan « One Big Union » qui dénote à la fois l’inspiration anarcho-syndicaliste et le refus de tous les corporatismes . Le hasard  (quel hasard?) faisant bien les choses cette organisation a produit au fil des années de nombreux  poèmes et chansons. Le plus connu des auteurs est sans doute Joe Hill, exécuté à Salt Lake City en 1915 après une sombre histoire d’assassinat où rien ne fut prouvé. Sa plus célèbre chanson : « Rebel Girl »  évoque une de ses camarades, Elizabeth Gurley Flynn, qui repris ce titre pour ses mémoires.

640px-The_Rebel_Girl_cover

L’affiche de la chanson « Rebel Girl » Domaine public

https://www.youtube.com/watch?v=hR7fBCENkN0

Ne vous laissez quand même pas impressionner par mes réactions passionnelles. L’album « Ashmore’s Store » (chez Good Track Records) avant toute chose est un très grand disque. L’humanité y transpire de tous les pores et Michael  Koppy nous fait le grand cadeau de nous rappeler que nos petites humeurs contre les  américains incultes  ne sont que des réactions épidermiques.

Merci Michael.

Si vous êtes intéressé par l’I.W.W. vous pouvez toujours chercher ici: 
http://www.pmpress.org/content/staticpages/index.php/search_results?cx=008208239971096824769%3A7wlvahsgfqs&cof=FORID%3A11&ie=UTF-8&q=IWW&sa=OK

 

Mon Timbuktu à moi …

Après la rafle de récompenses opéré par le film d’Abderrahmane Sissako laisser moi vous en suggérer un autre.  Animé par un musicien que j’ai récemment découvert, Markus James, le documentaire « Timbuktoubab » montre les aventures musicales de ce joueur de blues citoyen des États-Unis d’Amérique parti retrouver les anciennes racines de la musique qu’il aime en terre Africaine, au Mali.

Je n’ai pas vu le film en totalité et n’ai écouté qu’une partie de sa musique mais ce que j’ai vu et entendu m’encourage à recommandé à la fois le film et les disques de Markus James, toujours respectueux de ses partenaires et aventureux dans sa démarche.

Markus James
http://www.firenzerecords.com/
http://www.cdbaby.com/Artist/MarkusJames

Petit détail : Markus James est blanc.
 

Le film Timbuktoubab, bande annonce.
https://www.youtube.com/watch?v=wQzbnFV0wO0

Comme tout le monde je connaissais quelques collaborations célèbre et bien médiatisées comme celle de Ry Cooder avec Ali Farka Touré. Il y a un an ou deux j’ai acheté plusieurs disques de Leni Stern également enregistrés là-bas avec des musiciens et des instruments locaux. Leni est  une grande guitariste plutôt jazz en principe née en Allemagne mais installée à New-York

Leni Stern

Leni Stern

Leni Stern (licence Creative Commons SA 3.0)

http://www.lenistern.com/

http://www.cdbaby.com/Artist/LeniStern

 

Chansons ordinaires ….

J’ai récemment découvert John Prine. Comment ai-je pu passé à côté de ce garçon de mon âge (à peu près).

Son label « Oh Boy Records » a publié le double disque le plus politique de Kris Kristofferson  (Repossed – Thirld World Warrior), sur mon étagère depuis des années.

Parmi mes achats du mois dernier, tout juste arrivé dans la boite à lettre cette petite merveille : « Standard Songs For Average People » (des chansons ordinaire pour des gens normaux). Bien sûr il faut l’intelligence des textes pour suivre. On les trouve sur le site. Bien sûr cela ne révolutionne pas la musique mais cela sonne presque comme un manifeste de la manière de John Prine, même s’il ne signe qu’une seule des chansons de l’album.  Avec une grande ironie il se plait à chanter des histoires de vie,  de vie normale, la votre, la mienne.

Accroché à la vie il a survécu à deux attaques du cancer et continue à tourner en 2015.

Et en plus voici un garçon dont la label publie un album nommé « Peace,, Love and Anarchy » de Todd Snider ou invite  à partager un disque ou un concert la divine Iris Dement.

Ajouter sa bouille.

John Prine. Copyright inconnu

John Prine.
Copyright inconnu

Et souvenez-vous.  « On n’est pas de la jet-set » https://www.youtube.com/watch?v=SsyHo8iUsjE

http://www.jpshrine.org/

http://www.ohboy.com/

Je n’y croyais pas, mais à la seconde écoute … Ralston Bowles

J’aime beaucoup la chanteuse norvégienne Tina Lie http://www.tinalie.com/. D’ailleurs pour ceux qui seraient curieux de nouvelles sonorité le norvégien, la langue, rocke comme pas une, peut_être mieux que l’anglais. La sécheresse brute de ces sons  aussi durs que la glace du Nord ne laisse pas d’espace à la faiblesse. Par exemple https://www.facebook.com/pages/Heidi-Andresen-Band/200809656660062. Malheureusement ses albums ne sont plus en diffusion sur CDBaby. Et puisque je me refuse à donner un centime à Apple je m’interdis d’acheter quoi que ce soit à iTunes.

Trois albums : « Free enough to fall », sorte de Janis Joplin apaisée; « Notes », l’album intimiste, familial; « Immersion », un disque de reprises diverses. Toujours une ambiance aux confins du blues et de la soul habitée par une voix un peu rauque soutenue par un guitariste au toucher précis. Le second album dédié à la famille commence avec la seule reprise « Son of mine » de Ralston Bowles, complètement inconnu pour moi. J’ai trouvé la chanson sur  Youtube https://www.youtube.com/watch?v=zp4oVE8MRRk . Autant la force de conviction tranquille de Tina emportait mon adhésion, autant l’original me laissait froid il y a quelques semaines. J’y suis revenu récemment. J’y ai pris suffisamment gout pour explorer l’univers de l’artiste et m’y trouver à l’aise.

 

Pura fe

Elle s’appelle Pura Fé Antonia  Crescioni. Nous connaissons sa voix qui « déchire » comme me l’avait décrite ma fille quand elle m’a fait connaître. Au fil des albums progressivement la forme s’est détachée du format classique de la musique commerciale. Sur le dernier, « Sacred Seed » on entend bien le piano, la guitare, la basse  ou le banjo. La voix semble plus que jamais proche de ce que l’on suppose une musique amérindienne d’origine. Je ne pratique pas particulièrement le fétichisme du retour à des sources que personne ne connait vraiment. Le plaisir que j’éprouve à écouter ceci : https://www.youtube.com/watch?v=yy2DcSuaiWw#t=46 vient plus de la qualité humaine du résultat. Comme si Pura Fe voulait nous convaincre que nous avons oublié une des sources du blues : les amérindiens.

Écoutez, regardez :

https://www.youtube.com/watch?v=oG3GsohCI1o#t=48

https://www.youtube.com/watch?v=yy2DcSuaiWw#t=46

Et jetez un coup d’œil ici :

http://www.nuevaondarecords.com/

Bonne écoute.

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