DOMINIC77

Un peu de tout

Category: PERSO (page 2 of 2)

Ceci pour grouper tous les articles qui ne sont relatifs qu’à ma vie, ,mes lubies, etc …

Adieu Lény

S’il en est un qui m’accompagne depuis longtemps, presque toujours il est là : http://www.ina.fr/video/I06265482.

L’album « Chante la liberté » traine dans la boite à gants de la voiture, toujours prêt à l’écoute. Pot-pourri de chansons  d’un peu partout, chants de lutte ou chants d’intellectuels chantés avec plus de cœur que de technique  ce disque maintenait le lien avec ce grand frère qui me manque déjà.

http://sicavouschante.over-blog.com/article-leny-escudero-117811582.html

 

Il est parti

Il était la preuve vivante que le cœur, l’intelligence et même le succès peuvent aller du même pas. Il n’est plus que la preuve.

Henning Mankell, 1948-2015.

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http://henningmankell.com/

Lisez ses livres.

 

Les murs et la destruction du droit

La folie qui déferle sur notre monde ne semble rencontrer aucun obstacle. Le délire de Donald Trump n’étonne plus personne. L’émulation entre les candidats à la primaire républicaine aboutit au seul résultat possible. Ses concurrents reprennent ses propositions et même les amplifient. Rappelons que le fou aux implants capillaires prétend non seulement construire un mur tout au long de la frontière avec le Mexique mais également le faire payer par le Mexique pour le punir d’avoir envoyé durant des décennies ses criminels, voleurs et violeurs, chez son voisin du nord pour s’en débarrasser. Étant donné que rien n’arrête les imbéciles la dernière trouvaille consiste à étendre le mur de protection à la frontière nord. Les canadiens seraient donc à ce point dangereux, ou laxistes en matière d’immigration, ou susceptibles eux aussi d’envoyer des marées entières de criminels au sud.

Ces délires témoignent en premier lieu de l’envahissement du débat public par les fantasmes, phénomènes inquiétant par lui-même.

Au-delà il laisse apparaître un risque carrément terrifiant. L’idée même de ce mur généralisé au sud se heurte à de nombreuses difficultés juridiques. Il entre en conflit avec, entre autres, les droits des populations amérindiennes, la législations écologiques, les accords internationaux sur la protection de la vie sauvage. Que plusieurs candidats du principal parti politique de la plus puissante nation du monde méprisent suffisamment le droit et donc les règles élémentaires de la démocratie sans soulever un torrent d’indignation ne devrait-il pas nous alerter ?

Une petite note d’espoir  (mot de passe de la vidéo : frontera. et merci à Madame Ursula LeGuin de nous avoir fait connaître cette vidéo).

L’horreur et une merveille

L’horreur : le futur que veut imposer à la population grecque le déni de réalité des brutes de l’orthodoxie économique et politique.

La merveille avant de revenir à l’actualité dans un prochain billet. J’ai grandi tout près d’un ruisseau nommé Vannetin. Chaque Jeudi la joyeuse troupe des enfants de Leudon en Brie partait rejoindre l’église de Chartronges pour le catéchisme. Une centaine de mètre avant l’arrivée nous traversions cet affluent du Grand Morin, malheureux ruisseau presque négligeable que je ne me souviens pas avoir jamais vu sec. Naturellement les garçons faisaient les malins et sautaient le filet d’eau plutôt que de passer le petit pont. Pendant presque soixante années je n’ai pas remis les pieds dans ces vallées. Depuis quelques mois j’arpente avec bonheur la vallée du Grand Morin entre Chailly en Brie et Mortcerf. J’ai poussé ce dimanche vers l’autre affluent de ce Morin, plus cossu et plus fourni que le Vannetin de mon enfance, l’Aubetin. Bien m’en a pris. La vallée est une merveille. La modestie du cours d’eau permet aux paysages une parfaite intimité.  Le cours sinueux dévoile soudain un moulin, une chapelle, un lavoir, la vue sur le coteau d’en face. La discrète douceur douceur de la vallée a attiré bien des gens. Les lettrés vous parleront de Théophile Gautier. J’aime me souvenir que le discret Vercors y vécut quarante ans au bord de l’eau.

Avant de quitter le train je lisais cette ligne de Pierre Magnan (L’arbre) : « En même temps s’accusaient parallèles, de gros bourrelets cylindriques qui formaient comme des colonnes pour soutenir le tronc dans sa lutte. »

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Un chêne.

Les charges ne justifient pas les trois arches du pont. Le caprice de l’architecte, la beauté du résultat ?

Le  pont de Lavanderie

Le pont de Lavanderie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chapelle de Sainte Aubierge n’est pas seule, en contrebas la fontaine et le lavoir.

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Sainte Aubierge

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Sainte Aubierge, la chapelle

 

 

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Sainte Aubierge, l’intérieur du lavoir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vallée ne vit que par l’eau, abreuvoirs, puits, lavoirs.

 

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Abreuvons-nous.

 

 

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Puit de pierre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un lavoir

 

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Un autre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le moulin de Mistou qui se montre

 

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Le moulin qui se cache derrière les arbres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La lumière au bout du chemin

Marchons, marchons

Il y a vingt-cinq ans je vivais dans le TGV et les A320 de la navette Paris-Nice. Depuis quelques jours mon habitat se concentre plutôt dans le Transilien entre Tournan en Brie et Coulommiers.  Je crois bien que je préfère le second. Je sors du train à n’importe quelle gare de mon choix. J’explore les coteaux du Grand Morin.

J’ai ainsi découvert ce petit pont à trois arches, assez rare, et le lavoir voisin à l’entrée du village de Lavanderie.

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Pont et lavoir à Lavanderie. Photo Dominique Courtois. Domaine public

Echelle crue

Le lavoir est couvert et sombre. Photo Dominique Courtois. Domaine public.

Echelle de crue.

Y aurait-il des crues à lavanderie ? Photo Dominique Courtois. Domaine public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La forêt dessine toujours aussi bien.

Dessin

Dessin forêt. Photo Dominique Courtois. Domaine public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et sculpte aussi.

Sculpture

Sculpture bois. Photo Dominique Courtois. Domaine public.

Le magnolia ne peut pas complètement se cacher.

Magnolia

Magnolia. Photo Dominique Courtois. Domaine public.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la prochaine fois.

 

 

Accident d’avion

Serait-ce le résultat des élections départementales ? François Hollande est devenu présentateur télé des faits divers. Que vient faire le président de la République comme annonceur d’un accident d’avion ?

La dramatisation devient obscène et la recherche de la sympathie de l’électorat en retour de l’empathie avec les victimes est proprement répugnante.

La région de l’accident par ailleurs m’est chère. Lieu de vacances de jeunesse où nous sommes souvent revenus cette région présente la rencontre idéale entre la montagne alpestre et le Sud, entre France et Italie.

 

Ma Brie natale

Profitant d’un bel après-midi j’ai rechaussé mes croquenots de marche pour aller un peu plus loin que Dimanche dernier. Montant la rive du Grand Morin je retrouve les paysage de mon enfance : la plaine, un château d’eau et le blé qui commence à sortir de terre. J’en oublierait presque mes humeurs contre les VTTistes qui salopent toujours les chemins sans égards pour les autres usagers des chemins.

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La plaine Photo Dominique Courtois – Domaine public

Le ruisseau gazouille dans les bois, un vrai cliché.

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Le ruisseau Photo Dominique Courtois – Domaine public

Dessins d’arbres.

Dessins Photo Dominique Courtois - Domaine public

Dessins
Photo Dominique Courtois – Domaine public

Arbres Photo Dominique Courtois - Domaine public

Arbres
Photo Dominique Courtois – Domaine public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le passage des encombrants est pour demain.

Encombrant Photo Dominique Courtois - Domaine public

Encombrant
Photo Dominique Courtois – Domaine public

Drôle de chose Photo Dominique Courtois - Domaine public

Drôle de chose
Photo Dominique Courtois – Domaine public

Et cela ? Photo Dominique Courtois - Domaine public

Et cela ?
Photo Dominique Courtois – Domaine public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et même de quoi reposer le marcheur fatigué.

Matelas Photo Dominique Courtois - Domaine public

Matelas
Photo Dominique Courtois – Domaine public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’arrive à Mouroux. Du pont sur le Morin d’en vois en autre, masse de béton maintenant inutile.

Pont Photo Dominique Courtois - Domaine public

Pont
Photo Dominique Courtois – Domaine public

Saule Photo Dominique Courtois - Domaine public

Saule
Photo Dominique Courtois – Domaine public

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un classique de la campagne en hiver : la clématite sauvage joue au cotonnier.

Clématite Photo Dominique Courtois - Domaine public

Clématite
Photo Dominique Courtois – Domaine public

Lew Soloff

Les très  jeunes, moins de cinquante ans, ne peuvent pas savoir qui était Lew Soloff qui vient de partir. Le groupe Blood, Sweat and Tears, atypique dans le monde du rock de la fin des années soixante signe pour moi ces années-là. Évidemment pas autant que les Beatles un peu plus tôt ou aussi durablement que John Mayall  ou les Animals le feront du côté blues.

Ceux qui ne connaitraient pas l’anecdote dont le groupe tire son nom peuvent chercher Winston Churchill sur Wikipedia.

Blood,_Sweat_&_Tears

Blood, Sweat and Tears – Première époque. Photo domaine public

Ce groupe a vu passer beaucoup de gens et a servi d’incubateur  ou de couveuse à quelques noms devenus célèbres : Randy Brecker, Jaco Pastorius, Chaka Kahn.

La première période m’a fait vibrer. Le groupe a été créé en 1968. La formule étrange à première vue d’un style mixte entre pop, rock, jazz et blues marquée par la présence des cuivres et par la voix du chanteur David Clayton Thomas venu du classique aurait pu être appelée jazz-rock ou fusion mais ce n’était sans doute pas encore l’heure. Par contre la magie qui a fait prospérer l’aventure ne peux tenir qu’aux personnalités qui l’ont lancée  (et à l’ambiance d’une époque créative). Pas très étonnant quand on trouve à l’origine Al Kooper, l’homme qui a consacré sa carrière à inventer des aventures musicales. On le trouve aussi à la création de Lynyrd-Skynyrd , groupe de gros rock du Sud mais non sudiste au sens politique raciste aux antipodes musicaux de Blood,Sweat and Tears.

Lew Soloff faisait partie des créateurs du groupe. Il jouait principalement de la trompette et représentait le versant jazz du groupe.

Le disque éponyme, qui n’est pas le premier et a été enregistré après le départ d’Al Kooper, décidément spécialiste de l’abandon des bons plans qui marchent, commence et se termine par des morceaux étonnants « Variations on a Theme By Erik Satie » (Trois gymnopédies).  Le premier album comprend une version subtile du « Morning Glory » de Tim Buckley, chanson magnifique mais pas facile car marquée par toute l’arrogance intellectuello-poétique de l’auteur. 

Je dois vraiment me faire à l’idée que ma jeunesse fout le camp.

http://www.lewsoloff.com/

http://www.bloodsweatandtears.com/

http://en.wikipedia.org/wiki/Al_Kooper

 

Marche de printemps

La lumière et la chaleur printanière m’ont décidé à rechausser les souliers de marche. A part une tentative de randonnée avec mon gendre et mon petit-fils il y a un an et demi je n’avais pas réellement marché depuis plusieurs années. L’occasion était trop belle de repartir sur les chemins et de renouer avec les souvenirs lointains de la vallée du Morin.

J’ai été un peu étonné de voir tant de primevères.

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Primevères dans les bois. Photo Dominique Courtois – domaine public.

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Photo Dominique Courtois – domaine public

Le grand Morin est presque grand.

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Photo Dominique Courtois – domaine public

J’ai eu toutes les occasions de pester contre mes meilleurs ennemis, les cyclistes  tous  terrains incapables de respecter les marcheurs? Que le chemin soit large de quarante centimètres ou de trois mètres ils sont incapables de ne pas saloper la totalité de la largeur. Même les aristocrates de la randonnée à cheval sont plus respectueux.

J’ai raté ce train, tant pis je prendrai le suivant à la gare de Faremoutiers-Pommeuse

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Photo Dominique Courtois – domaine public

Plus fatigué que prévu mais ça fait du bien.

Les héros de mon enfance

Roald Amundsen, l’homme du pôle Sud. La course vers le pôle se déroula comme un grand drame scénarisé. L’équipe norvégienne, méthodique, systématique, mené par l’héritier du précurseur Nansen qui du reste a accepté de donner son légendaire bateau le Fram est en concurrence avec l’équipe anglaise mené par Robert Falcon Scott, membre de la bonne société britannique. Amundsen bat Scott de près d’un mois. Les anglais meurent tous sur le chemin du retour à quelques kilomètres du dépôt de vivres. Scott a tenu ses carnets jusqu’à la fin. Ils ont été retrouvés. Nous connaissons donc le détail de l’histoire.

Roland Huntford a publié les journaux des deux chefs d’expédition dans un livre passionnant (Race to the south pole). Il aligne les pages des deux protagonistes jour après jour et les commente. Le laconisme d’ Amundsen l’a contraint à compléter par le journal de son compère Bjaaland, encore moins prolixe. Pour l’anecdote, Bjaaland avait été choisi pour ses qualités sportives de grand skieur de fond alors que les critères habituels de choix faisaient la part belle aux compétences techniques et scientifiques.

Les norvégiens au pôle.

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(photo domaine public US)

Les mêmes, en fait il manque celui qui photographie.

De gauche à droite Amundsen, Hanssen, Hassel et Wisting (photo par  Bjaaland). Ils ne semblent pas frigorifiés.

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(photo domaine public Project Gutenberg Literary Archive Foundation)

Les britanniques au pôle, le lendemain ils trouveront le drapeau norvégien qui prouve le passage antérieur d’Amundsen.

En haut Oates.  Scott, Evans,  assis Wilson (le médecin), Bowers,  Ils sont tous là. Bowers a déclenché avec une ficelle.

Scott's_party_at_the_South_Pole-2

(photo domaine public US, attribuée à Henry Bowers)

On raconte que Scott avait visité Nansen, le précurseur norvégien pour lui demander des conseils. A la question du moyen de déplacement en Antarctique l’ancien aurait répondu : « … des chiens, des chiens, des chiens, et encore des chiens ». Les britanniques n’ont jamais été convaincus de l’efficacité des chiens de traineau et n’en ont fait qu’à leur tête.  Sans doute pas la seule raison de leur échec mais …

Les deux parcours.

(cliquer sur l'image pour agrandir)

Gordon_Home's_Map_of_Amundsen's_South_Pole_Expedition-2

Scott a suivi l’itinéraire emprunté par Shackleton quelques années auparavant mais est allé lui jusqu’au pôle. On constate la régularité et la fréquence des dépôts de vivres installés par les norvégiens. Ils ont eu la chance de trouver assez facilement des passages dans la chaine de montagnes qu’ils ne connaissaient pas. Le passage des britanniques par le glacier Beardsmore avait été plusieurs fois reconnu (Scott et Shackleton).

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